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Santé : absence de prescription en DCI

Si chaque mutuelle santé est actuellement vigoureusement engagée dans une lutte farouche contre la réforme fiscale conduite à l’initiative du Gouvernement de François Fillon, les réseaux mutualistes n’en demeurent pas moins attentifs aux évolutions inhérentes au système de santé Français.

En effet, les organismes mutualistes s’inquiètent de l’augmentation du tarif de mutuelle en cas d’application effective de la réforme fiscale d’ores et déjà votée par le Parlement Français à la suite de la présentation d’un Projet de Loi de la part du Premier Ministre François Fillon. Ainsi en dépit de l’utilisation d’un comparateur de mutuelle, il sera de plus en plus difficile pour les assurés sociaux de trouver une couverture sociale complémentaire sans engager de dépenses trop importantes. Or, la situation du pouvoir d’achat des citoyens Français connaît actuellement une grave dégradation liée à la perduration de la crise économique internationale. C’est la raison pour laquelle la Mutualité Française qui représente la plupart des réseaux mutualistes actuellement présents sur le territoire hexagonal s’est engagée dans un vaste mouvement de contestations.

Dans cette optique, la Mutualité Française s’appuie notamment sur le lancement d’une pétition d’une grande envergure pour laquelle elle a d’ores et déjà recueilli plus de 650 000 signatures ce qui représente un chiffre considérable. En outre, la Mutualité Française va également à la rencontre des adhérents mutualistes et plus globalement des assurés sociaux pour comprendre leurs attentes ainsi que leurs préoccupations. Au terme de ce périple sur l’ensemble du territoire hexagonal, la Mutualité Française rédigera un ouvrage qu’elle soumettra aux différents candidats à l’Election Présidentielle de 2012. De plus afin de témoigner sa volonté de sortir de la logique purement contestataire, la Mutualité Française continue de s’intéresser à l’actualité médicale et a notamment salué l’adoption d’une Loi sur le renforcement de la sécurité sanitaire des médicaments et des produits de santé même si elle regrette vivement qu’elle ne fasse état « d’aucune incitation au respect des bonnes pratiques de prescription, notamment celle de prescrire en dénomination commune internationale (DCI) ». Par voie de conséquence, les réseaux mutualistes démontrent actuellement qu’ils seront amenés à jouer un rôle central dans l’échiquier du monde de la santé au cours des prochaines décennies.

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